
Communiqué (28/04/06)
LE LIBERALISME A ENCORE FRAPPE
RUEE SUR LES BLOCS OPERATOIRES DU MICHIGAN (USA)
Les ouvriers de GENERAL MOTORS et de son sous-traitant Delphi auront bientôt intérêt à mourir en bonne santé. Car ils n’auront plus les moyens de se faire opérer.
On le sait, les Etats-Unis sont le seul pays développé de la planète à ne pas avoir de « Sécu » au sens français du terme, c’est à dire un système public d’assurance maladie pour l’ensemble de la population. Aujourd’hui, 50 millions d’américains n’ont pas d’assurance pour leurs frais médicaux et hospitaliers. Une simple opération du genou ou de la hanche coûte entre 15.000 et 18.000 de dollars !
D’où ces films américains qui reposent sur une intrigue incompréhensible en Europe, avec un inculpé qui explique au juge : « j’ai cambriolé le supermarché parce que je n’avais pas les moyens de payer l’opération de ma femme ».
Dans les grandes entreprises sidérurgiques ou automobiles, les syndicats, autrefois puissants, avaient réussi à négocier la création d’une « Sécu » financée par le patron pour les salariés et les retraités. Un vrai privilège.
Mais le
libéralisme et la mondialisation sont passés par là.
GENERAL MOTORS et FORD, entre autres, ne peuvent plus payer. Le couteau sous
la gorge, les syndicats ont dû accepter des départs volontaire
avec une prime de 100.000 à 140.000 dollars versée uniquement
si les « bénéficiaires » renoncent à être
couvert entièrement par la sécu de l’entreprise.
Cent quarante mille dollars à peu près autant d’euros
en pouvoir d’achat, c’est une somme, sauf si les époux
ont la mauvaise idée de tomber malades à répétition.
Une solution, émigrer au Canada, si la sécu locale est d’accord,
ou aller se faire soigner dans des pays tropicaux oû les soins et les
opérations coûtent moins cher, certains Américains le
font déjà…
Décidément, le libéralisme n’arrête pas de
frapper !