
Communiqué (14/07/05)
TROP
FAIBLE, L’AMERIQUE CENTRALE
CAPITULE DEVANT L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE U.S.
Six pays d’Amérique Centrale, la République Dominicaine,
le Nicaragua, le Guatemala, le Salvador, le Honduras et le Costa Rica vont
faire partie avec les Etats-Unis d’un accord commercial dit «
Central American Free Trade Agreement », ou CAFTA.
Ces six pays ont un P.I.B. total équivalent au tiers du chiffre d’affaires
des principales sociétés pharmaceutiques U.S.
Rien à voir avec la puissance du Brésil qui a décidé,
en accord avec les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce
(OMC) de fabriquer lui-même des médicaments anti-SIDA en ne payant
aux détenteurs des brevets que des « royalties » raisonnables
au lieu des 6.000 à 7.000 dollars annuels que leur facture la société
Abbott par patient et par an.
Le lobby pharmaceutique américain « Pharmaceutical Research and
Manufacturers of America », qui est le plus puissant lobby U.S. (IHT,
2-3/07/05, p. 10) a réussi à intégrer dans le traité
CAFTA une clause qui interdit aux pays membres de prendre les mêmes
mesures que le Brésil. Pas question de fabriquer au Costa Rica ou au
Honduras des médicaments génériques comme au Brésil.
Le nouveau patron du commerce extérieur américain (US Trade
Representative) Rob Portman est un ancien député républicain
de l’Ohio. Un ami de Bush.
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Dans un éditorial du 01/07/05 (p. 6), le quotidien « IHT » dénonce la pratique de l’administration américaine qui finance certes plus largement que les autres pays la lutte anti-SIDA dans le Tiers Monde, mais qui achète systématiquement des médicaments au prix fort aux labos pharmaceutiques U.S. (encore un succès du lobby) alors qu’elle pourrait fournir quatre fois plus de médicaments en achetant des génériques.